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mercredi 3 janvier 2018

En cette année qui s'amorce

Mes souhaits de bonne année sont un peu tardifs pour cause de maladie… et comme il y avait encore plus de lichen amassé ici que d'ordinaire (soyons de saison : de congères), j’ai eu du mal à retrouver le passage jusqu’à ce blogue. C’est l’une des raisons qui m’ont amenée au constat (avec moins de 10 billets publiés en 2017) qu’Interférences gagnerait à changer légèrement de forme. Ce qui sera fait au cours du prochain trimestre; en attendant, le plus important : BONNE ANNÉE 2018!

Après réflexion, j’ai décidé de me prêter au jeu du texte à la fois rétrospectif et prospectif en cette année qui s’amorce. Je tiens d’emblée à souligner comment 2017 fut fertile en événements mémorables et en rencontres touchantes. Mais je veux aussi circonscrire les aspects à parfaire, à présent que je travaille – du moins jusqu’à l’hiver 2019 – à mon compte.

ÉTUDES, ENSEIGNEMENT
2017 m’aura permis non pas de retirer une aiguille profondément fichée dans la plante du pied, mais une roseraie au complet. J’ai en effet soutenu ma thèse le 8 décembre dernier. Ceux qui ont mené à terme des études de troisième cycle savent à quel point c’est éprouvant, exigeant, stressant. Oui, il est gratifiant de compléter un projet qui s’est échelonné sur de longues années; cinq et demie en ce qui me concerne. Mais l’épreuve, colossale, s’étire sur des mois et des mois (et des mois), parfois entrecoupés par des charges de cours, ce qui hausse le niveau de difficulté. Je peine pour l’instant à croire que les études appartiennent à une époque révolue : c’est néanmoins le cas. J’aurai eu souvent la naïveté, en rédigeant ma thèse, de penser que je pouvais écrire des romans en même temps, à un rythme constant, ce qui fut une illusion perdue de plus (j’y reviendrai). À tout le moins, ma bourse scolaire achevée (la plupart des bourses de doctorat durent au plus deux ans, tandis que le minimum d’années pour réaliser une thèse est de quatre), j’ai dû me dénicher un (des) emploi(s) dans le domaine de l’enseignement – une charge de cours semble être à l’horizon en 2019 – mais surtout, dans le milieu de l’édition, qui me passionne.

ÉDITION
2017 aura vu la consolidation de mon intérêt pour le milieu du livre, plus précisément en ce qui a trait à la direction littéraire. Il y a plus de deux ans que je travaille pour la revue Le Sabord, qui fera paraître bientôt son prochain numéro, le 109 (sur la thématique « Réminiscences »). D’autres numéros sont bien sûr à venir en 2018, « Projections » (juin) et « Songes » (septembre). En parallèle à cette tâche, j’ai réalisé des contrats de direction littéraire et de réécriture çà et là, entre deux sous-chapitres de thèse.
En 2018, j’aimerais chercher plus activement des contrats de direction littéraire, qu’il s’agisse de prose, de poésie ou de textes plus près de l’essai. Une de mes visées au sens large est d’aider d’autres auteurs à parfaire leurs écrits. Bien sûr, j’apprécie de retravailler mes propres romans et nouvelles, mais je souhaite qu’environ la moitié de mon implication littéraire soit tournée vers l’autre. C’est pourquoi, pour une dixième année consécutive, je reprends mon chapeau de directrice artistique (et mes bouts de couvre-chef) d’éditrice et de directrice littéraire chez Brins d’éternité. Brins d’éternité qui  fera paraître son 50e numéro, déjà, dans le cadre du Congrès Boréal 2018 - sur la thématique Rétro/Futur... le nouveau logo vient tout juste d'être dévoilé.

Dans ce même ordre d’idées (épauler d’autres auteurs dans leur démarche littéraire), je poursuivrai mon implication à la Société des écrivains de la Mauricie, où je coorganiserai ce printemps – avec la talentueuse Maureen Martineau – le prix littéraire Clément-Marchand, qui vise à célébrer la découverte d’auteurs de la relève mauriciens et centricois.

CHRONIQUES, CRITIQUES
Toujours dans l’optique de contribuer au rayonnement des littératures de l’imaginaire, j’ai accepté, respectivement en 2016 et en 2017, d’être l’une des collaboratrices des périodiques Les Libraires et Lettres québécoises. Comme j’aime rédiger tant chroniques que critiques, ces mandats se poursuivront pour l’année à venir. De plus, ces publications sont des revues phares dans le panorama littéraire québécois et je suis on ne peut plus honorée d’y participer. En 2018, je souhaite continuer ces collaborations critiques avec de l’enthousiasme et une passion palpable… sans négliger l’écriture de fictions, toutefois.

ÉCRITURE
En 2017, j’ai délaissé un aspect qui me tient énormément à cœur. Oui, j’ai des excuses (voir les paragraphes précédents!). Je suis également allée quatre fois à l’étranger l’an dernier, le plus souvent pour des foires et festivals (France, Suisse, Belgique… Danemark pour le plaisir), ce qui a été forcément chronophage. Mais quand même. Il demeure qu’au cours des douze mois qui viennent de passer, j’ai écrit fort peu : trois nouvelles, pour être exacte, toutes des commandes. J’ai de surcroît échoué à compléter la réécriture de mon roman en cours, toujours en retravail.
Le constat est clair : ceci sera à mettre au premier plan désormais, car je tiens à avoir terminé le peaufinage de ce cinquième roman avant le dégel. Voilà ce qui ressemble le plus à une résolution dans ce billet. Quoique, il y en a une autre, importante : passer du temps avec mon entourage, notamment avec mon merveilleux complice, qui est en congé différé jusqu’en août. J’adore cette année (une à tous les quatre ans), ensemble, soudés, avec amis, félins (vous avez ici un aperçu de ce que je vois lors de TOUTES mes lectures avec de légères variations) et… projets créatifs. Frédérick, toujours aussi secret (et attachant!), finalise justement un roman des plus intéressants, à suivre… Si vous êtes curieux d’en savoir plus, il vient d’actualiser sa page aussi, juste ici.


Pour 2018, je vous souhaite – entre autres! – temps, effervescence et énergie. 
Merci de me lire.

mercredi 27 septembre 2017

Presque octobre

Bien que j'affectionne les ruines et les villages fantômes, je n'avais pas l'intention d'abandonner ce blogue aussi longtemps. Et pourtant... Les semaines estivales de fin de thèse, de travail au Sabord et les autres mandats ont pris l'allure de bourrasques. Je m'ancre ici à temps pour ma triade de mois favorite : septembre à novembre. En attendant fin novembre et l'ultime étape de ma thèse : la soutenance. Fin de thèse émaillée d'événements littéraires divers, kaléidoscopiques et inspirants. J'ai d'ailleurs mis à jour la page "Événements" de ce blogue, qui commençait à être couverte par quelques couches de lichens.

Je tiens d'abord à revenir sur le lancement du prix des Horizons imaginaires, qui fut mémorable. Le prix Horizons imaginaires est en quelque sorte le pendant québécois du prix Imaginales des lycéens, en France. Au Québec, l'initiative est nouvelle : la seconde édition du prix a été lancée le 13 septembre. Vous connaissez des professeurs au collégial qui seraient intéressés ? Des étudiants qui aimeraient lire les cinq œuvres finalistes ? Le site d'Horizons imaginaires, en pleine effervescence, est en plus rempli de commentaires de lectures à découvrir.

Ensuite, au chapitre des événements à venir, c'est la saison des salons du livre qui recommence. Je participerai pour la première fois au Salon du Saguenay, le vendredi soir (29 septembre) et samedi toute la journée (30). Plus précisément : 
Les cendres de Sedna (Alire, #61)
Vendredi : 19h30-20h30 
Samedi : 11h-12h / 14h30-15h30 / 19h-20h30 
Les murmurantes (Les Six brumes, #108) 
Samedi : 15h30-16h30 / 20h30-21h
Crimes au musée (Druide, #38)
Samedi : 13h30-14h30

Ce sera en outre l'occasion de découvrir pour la première fois en train (vous savez comme j'aime ce mode de transport, surtout dans des lieux difficilement accessibles) le trajet Shawinigan-Jonquière, qui, à l'instar du Shawinigan-Senneterre, traverse la forêt en épousant le tracé des rivières pendant une huitaine d'heures.

Octobre sera aussi fertile en lancements et en salons, dans l'ordre : le lancement trifluvien du #108 numéro du Sabord, sur la thématique du Silence et des Iles de la ponctuation de Jean-Paul Daoust et de Louise Prescott (3 octobre, Poivre noir), le Salon du livre de l'Estrie (du 12 au 15 octobre - où j'ai le grand plaisir d'être l'invitée spéciale du samedi), le lancement à Québec du #108 numéro du Sabord ainsi que du Prix Piché de poésie 2017 (16 octobre, Pub le Sacrilège), le lancement collectif des Six brumes et de Brins d'éternité #48 (21 octobre, Amère à boire, Montréal) et finalement en octobre, presque à l'Halloween (27-29 octobre), je participerai à la deuxième édition du festival suisse Lausan'noir. Ce sera d'ailleurs ma première visite en Suisse !


Petite parenthèse sur le Sabord #108, que je souhaite vous présenter et dont la conception a occupé une partie de l'été. Nous voulions en effet que le numéro soit prêt pour un événement phare de Trois-Rivières : le festival international de la poésie. Notre lancement du 3 octobre s'inscrit dans leur programmation. (Il existe également un Off à ce festival, qui organise une soirée poétique fort sympathique le 5 octobre, dont Frédérick sera l'un des participants.) Mais revenons à ce sommaire sabordien sur la thématique Silence :

Auteurs :
Philippe Arseneault, Geneviève Boudreau, Evelyne Gagnon, Monique Juteau, Guy Marchamps, Michel Pleau, Gabrielle Roberge et Ouanessa Younsi

Artistes visuels :
Chloé Beaulac, Véronique Chagnon Côté, Normand Rajotte, Vicky Sabourin, Henri Venne et Noémie Weinstein

Entretiens avec :
Annie Baillargeon, Julie Bouchard et l’Atelier Silex




Du côté de Brins d'éternité, le sommaire du #48 sera bientôt dévoilé... Surveillez notre site !

Quant à novembre, il s'ouvrira en ce qui me concerne avec une seconde présence aux Utopiales de Nantes. J'avais adoré ma participation l'an dernier... je suis convaincue que ce sera le cas encore une fois cette année ! Ensuite se déroulera le 13 novembre le lancement montréalais du Sabord #108 ainsi que des Iles de la ponctuation de Jean-Paul Daoust et de Louise Prescott. Ultime événement automnal à signaler, qui est une tradition année après année : le salon du livre de Montréal, où je serai les 18 et 19 novembre. Le lancement de Le bleu ne fait pas de bruit (ouvrage de Paul Chanel Malenfant et de Micheline Morisset, dont j'ai effectué la direction littéraire cet été) sera aussi au programme.


Voilà ce qui est à prévoir pour le trimestre, en plus, bien sûr, du retravail sur le roman en cours, Quelques battements d'ailes avant la nuit. Secondée comme toujours par Frédérick et nos félins âgés (quinze ans et demi et quatorze ans et demi), qui montrent d'évidents signes de vieillissement. J'espère qu'ils sauront connaître l'hiver et ses enveloppants feux de foyer au fond de l'impasse...

Bel automne, entre flamboiement et brouillard.

dimanche 18 juin 2017

Fin de saison


Avec l'été scolaire qui se profile (le dépôt de ma thèse est le 21 août), je doute que j'aurai beaucoup de temps pour écrire sur Interférences. Mais je tenais à donner quelques nouvelles en cette fin de saison.

À commencer par mentionner une dernière fois la prévente annuelle des Six Brumes, qui se termine dans quatre jours. Vous aimeriez découvrir une maison d'édition dynamique, passionnée par les littératures de genre ? Vous souhaitez que les Six Brumes consolident leur réputation de qualité plus élevée année après année ? Sans oublier d'encourager la République du centaure, devenue un acteur clef dans le milieu SFFQ.
Il y aura bientôt deux ans (déjà) que je travaille pour la revue Le Sabord, emploi lié à un type de publication que j'affectionne particulièrement, devenu en quelque sorte une spécialité personnelle dans le milieu de l'édition : celle des périodiques. Que ce soit comme coordonnatrice, coéditrice ou chroniqueuse, depuis ce printemps, j’œuvre pour quatre publications de ce genre, Brins d'éternité et Le Sabord, bien sûr, mais aussi Les Libraires (ma troisième chronique de l'imaginaire vient de paraître dans le no 101) et à présent Lettres québécoises (la nouvelle mouture vaut vraiment le détour). 

Revenons au Sabord, qui prépare non pas un, mais deux lancements (20 et 22 juin) pour célébrer la parution de son numéro 107 (et la réédition de Nous ne sommes pas seules... d'Hélène Dorion et de Carol Bernier). Tous les détails sont plus bas. J'ai une affection certaine pour le sommaire de ce numéro, qui aborde avec des facettes multiples la thématique de l'Écho par l'entremise de dix auteurs et de sept artistes visuels. En plus, nous faisons tirer deux abonnements en ce moment, ça vous tente ?



Je vous souhaite donc un été des plus passionnants !

Et peut-être sortirai-je de mon ermitage de thèse périodiquement, qui sait ?



jeudi 11 mai 2017

Presque juin (déjà)


Ma dernière mise à jour datait de l'équinoxe du printemps (pile en même temps que le Salon du livre de Trois-Rivières)... Printemps à présent pratiquement révolu, mais qui promet encore des surprises emballantes, comme la prévente 2017 des Six Brumes. Quatre parutions + la République du centaure, cette année, et pas n'importe lesquelles ! La ruche, de Michèle Laframboise, roman de science-fiction érotique dont je suis en train d'effectuer la direction littéraire, Horrificorama, collectif conçu pour les amateurs d'horreur, qui rassemble 15 auteurs aguerris du genre, et Vivre (gagnant du concours "Sors de ta bulle"). Le quatrième, mais non le moindre : Écrire et publier au Québec : les littératures de l'imaginaire, guide à six mains (Geneviève Blouin, Isabelle Lauzon et Carl Rocheleau) qui s'annonce incontournable pour les aspirants et aficionados du genre, à l'instar du Petit guide de la science-fiction au Québec (Jean-Louis Trudel) qui, lui, fut disponible en primeur au Congrès Boréal.


Congrès Boréal dont je reviens ravie, avec ses traditionnelles discussions amicales et professionnelles, ses tables rondes, sans oublier une fin émouvante. Il y a plus de dix ans que j'ai participé pour la première fois à l'événement (je crois que c'était en 2004). Déjà... Démie Lecompte était l'une des photographes attitrées cette année, alors si vous êtes curieux, plusieurs images se trouvent ici, et d'autres sont à venir. Une nouveauté cette année : quelques-unes des tables rondes/événements ont été filmé(e)s en direct. Belle initiative pour les absents ou pour ceux qui se trouvaient au panel d'à côté. Rendez-vous l'an prochain à Montréal !


À propos de rendez-vous de ce genre, Les Imaginales se dérouleront (déjà) dans une semaine. J'ai l'honneur d'y être invitée pour la première fois, en compagnie des collègues auteurs et amis Éric Gauthier et Jonathan Reynolds. En plus de marcher longuement dans Épinal (vous me connaissez), ville qui me semble fort charmante, je serai bien entendu en séances de dédicaces, mais aussi présente à trois panels. Dire que ma valise n'est pas encore complètement défaite du Danemark, où je suis allée à la mi-avril avec mon amie voyageuse Andrée-Anne. Un voyage de dix jours inoubliable en terres de contrastes, décidé de manière un peu impromptue, afin de souligner l'avancement de ma thèse (dont le dépôt initial est prévu en août, enfin). 


Thèse qui a significativement ralenti mon rythme d'écriture, à commencer par le retravail sur le roman en chantier, Quelques battements d'ailes avant la nuit. Tant bien que mal, je suis parvenue à écrire deux nouvelles au cours des six derniers mois, "Takwakin", qui figure au sommaire de Solaris no 202, et "Les météores saignent", qui sera pour sa part publiée en juin chez Belfond, dans l'enthousiasmant Crimes au musée, puis ensuite chez Druide en septembre (coédition France-Québec). Ai-je dit que j'en étais très contente ?
J'ai aussi la satisfaction de m'être impliquée dans différents projets qui mettent notamment la relève à l'honneur, par exemple le Prix littéraire Clément-Marchand, qui sera remis le 25 mai prochain, à la librairie Perro (Shawinigan). Et, encore et toujours, les revues, format que j'affectionne tant. Nouveauté à signaler du côté de Brins d'éternité, qui a fait paraître son 47e numéro à Boréal (on vous prépare d'ailleurs des surprises pour le no 50!), du Sabord aussi, dont le numéro 106/Crépuscule est en kiosque depuis fin-mars (et dont les lancements du #107 auront lieu les 20 et 22 juin - j'en reparlerai), des Libraires, bien sûr (avec son centième numéro anniversaire - ne vous surprenez pas de ne pas y trouver la chronique "Littératures de l'imaginaire", qui revient à tous les deux numéros)... J'ai également commencé à travailler pour un quatrième périodique, dont je reparlerai au courant du mois de mai (mystère, mystère).

Voilà qui referme le panorama, je crois. Belle fin de presque-printemps !

lundi 6 février 2017

Pré-printemps 2017


Ces dernières semaines, je me suis fait la réflexion que les onglets d'Interférences auraient besoin d'une mise à jour discrète. Voilà qui est fait.

L'onglet "Dossier de presse" a ainsi été remplacé par Revues, pour témoigner davantage de mes activités en tant que chroniqueuse et coordonnatrice de périodiques. J'ai également scindé les onglets Romans et Nouvelles pour faciliter la consultation des informations. À propos a aussi été actualisé. Mais la section qui a exigé le plus de temps fut Événements et pour cause : le printemps 2017 sera des plus enthousiasmants ! Au programme, dans un premier temps, l'incontournable lancement conjoint de Brins d'éternité et de Clair/obscur (18 février), suivi de la Foire du livre de Bruxelles (9 au 12 mars), du Salon du livre de Trois-Rivières (23-26 mars) - j'ai d'ailleurs l'honneur d'être l'écrivaine en résidence cette année -, du Salon du livre de Québec (7 au 9 avril), d'une entrevue sur Les murmurantes dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur (21 avril)... Finalement, en mai se dérouleront le Congrès Boréal (5-7 mai) et les Imaginales d'Épinal (18 au 21 mai). Comme quoi, cette section avait bel et bien besoin d'une actualisation !

En attendant la première salve d'événements, quelques images apaisantes d'un voyage ferroviaire récent à Senneterre... Photos qui témoignent, je pense, de ce pré-printemps qui est le nôtre en ce moment.








mardi 27 décembre 2016

Fugitive 2016


2016 ne fut certainement pas une année placée sous le sceau de la tranquillité, tant pour Frédérick que pour moi. À tout le moins, de ce tumulte ont émergé plusieurs projets, et j'espère qu'il en fut de même de votre côté ! J'en profite donc pour vous transmettre mes meilleurs souhaits de bonne année et pour faire un bilan entrecoupé de quelques fenêtres sur les projets de 2017.

ÉDITION, DIRECTION LITTÉRAIRE
Au Sabord, l'édition des livres (publiés sous la bannière Art Le Sabord) est distincte de celle du périodique Le Sabord (autrement dit, il s'agit de deux entités séparées qui partagent les mêmes bureaux). En novembre 2015, j'ai été engagée, comme le vous le savez, en tant que coordonnatrice et directrice littéraire de la revue. Cependant, au printemps 2016, il n'y avait plus d'éditeur en poste à Art Le Sabord, et j'ai accepté d'effectuer ce travail, en période d'intérim. J'ai ainsi réalisé l'édition (et la direction littéraire, bien entendu) de quatre titres : La lumière de l'effacement (Virginie Lachapelle et Marianne Bérubé Lefebvre), Les Lalancette (Monique Juteau et Fontaine Leriche), Poste restante (collectif) et Peut-être en Chine (Mathieu Croisetière, ce dernier ouvrage est à paraître en mars 2017). 

Verdict ? C'est un emploi que j'aime beaucoup, mais qui se marie difficilement avec l'enseignement, un métier si exigeant (j'y reviendrai). Surtout que je continuais en même temps à travailler pour le secteur magazine du Sabord, dont trois numéros sont parus en 2016, sur les thématiques Nord (103), Sud (104) et Aube (105), tandis que le no 106 (Crépuscule) est prévu, comme Peut-être en Chine, pour le Salon du livre de Trois-Rivières 2017

Bien sûr, la coédition de Brins d'éternité s'est poursuivie cette année, la revue ayant fait paraître trois numéros (43-44-45), dont l'un au congrès Boréal 2016, dont je garde des souvenirs agréables (l'originalité du cadre de Mont-Laurier n'y est pas étrangère). Finalement, un gros "morceau" de 2016 fut la coordination, épaulée par mon complice Frédérick, du collectif Les murmurantes (édité par les Six Brumes). En plus du travail de direction littéraire, j'ai réalisé la mise en page du recueil, publié en novembre. Assurément un ouvrage dont je suis fière.

En 2017, je poursuivrai mon travail pour une neuvième année avec la belle équipe de Brins d'éternité. Je continuerai également à œuvrer pour le périodique le Sabord, mais uniquement au secteur revue. Il n'y a donc pas de projets d'édition livresque à l'horizon. Devrais-je dire pour l'instant ?

ENSEIGNEMENT, ÉTUDES
L'enseignement : la principale raison pour laquelle j'ai relativement déserté Interférences ces derniers mois. Il faut peut-être enseigner pour comprendre à quel point c'est un métier exigeant. Très exigeant. À plus forte raison lorsque nous donnons un cours pour la première fois. Ce fut le cas cet automne à l'UQTR. À présent que mes relevés de notes sont déposés, je peux affirmer que j'ai survécu, bien que j'aie été malade presque toute la session (rhume et grippe en alternance). J'ai eu la chance d'avoir une belle classe de bac, avec des étudiants attachants et attentifs. Enseigner le polar et le fantastique a été stimulant. Mais tout mon temps était consacré aux corrections et à la préparation de cours, mois après mois. On me demandait parfois si j'avais le temps d'écrire cet automne. Absolument pas. Pas une ligne. La réécriture des Cendres de Sedna a exigé de travailler les dimanches soirs (j'en reparle plus bas) !

L'an prochain, étant donné que je dépose ma thèse (en août, plus précisément), il va de soi que je n'enseignerai ni à la session d'hiver ni l'été. Peut-être à l'automne. On verra.

ÉCRITURE
2016, contrairement à l'impression que peuvent donner mes publications, n'a pas été une année au cours de laquelle j'ai écrit beaucoup. Seulement cinq nouvelles, en fait, dont l'une s'est retrouvée au caveau (le caveau est le dossier sur mon ordinateur dans lequel j'envoie les textes que je considère non publiables : chaque fois que je fais des rencontres d'auteure, j'insiste sur le fait que même les écrivains d'expérience rédigent de temps à autre des récits moins réussis et que nous ne pouvons pas publier toute notre production). Des quatre autres, l'une est destinée à une anthologie horrifique qui verra le jour en 2017, une seconde, en cours de réécriture, à un collectif de polars, et les deux autres sont déjà parues, respectivement dans Solaris no 200 et dans Les murmurantes.

Côté publication, ma plus grande fierté est évidemment Les cendres de Sedna, mon ouvrage le plus ambitieux à ce jour, qui a nécessité beaucoup de temps et de réécriture (environ 13 réécritures... ma moyenne tourne autour de 10, un aspect du travail d'auteur qui étonne toujours lors des rencontres avec des aspirants écrivains). 5 nouvelles sont aussi parues (5 est pas mal mon chiffre), les deux plus haut mentionnées, une dans le collectif Poste restante (en remplacement d'un désistement de dernière minute), une dans Brins d'éternité et finalement, une dans Moebius.

Pour 2017... eh bien, j'aimerais surtout finir de corriger cet hiver mon roman qui "repose" depuis décembre 2015, le thriller fermontois Quelques battements d'ailes avant la nuit, dont j'ai déjà parlé ici.

CRITIQUE, CHRONIQUE
Certains ont peut-être remarqué la disparition des critiques de l'émission le Voyage insolite sur ce blogue. Frédérick et moi avons décidé, essentiellement pour des raisons de temps, de mettre fin à l'émission (émission que Frédérick a animée pendant 18 ans !). Cependant, nous n'avons pas complètement mis de côté cet aspect de notre travail en 2016. Frédérick participe toujours à des périodiques en tant que critique et, en plus de poursuivre ma collaboration de ce côté avec Brins d'éternité, j'ai eu l'honneur d'être approchée par l'équipe des Libraires afin de devenir leur chroniqueuse des littératures de l'imaginaire. Ma première chronique est parue dans le numéro 97.

TOTEMS DOMESTIQUES
Un élément a eu des répercussions certaines sur 2016 et en aura sans contredit l'an prochain : nos adorables pépères félins, Éden (14 ans et demi) et Crapule (13 ans et demi). En temps normal, Frédérick et moi avions l'habitude de voyager une semaine au cours de l'été, mais, avec la santé précaire de Crapule, tout particulièrement, nous avons décidé de nous absenter le moins possible (bien qu'Éden, hyperthyroïdien, nécessite aussi des soins spécifiques). Crapule est presque mort, en juin dernier, d'une insuffisance rénale aiguë. Depuis, en plus de médicaments et de nourriture particulière, Frédérick et moi devons lui injecter des fluides deux fois par jour. Ce qui est bien entendu compliqué. La "bonne" nouvelle, c'est que les fluides aident réellement notre chat malade, qui, contre tous pronostics, risque de voir 2017. Je suis consciente que nos félins sont déjà passablement âgés, mais tout de même : ils prennent une place considérable dans nos vies. Je me souviens encore d'avoir adopté le minuscule Éden, un mois et demi, affamé, près d'une forêt de St-Tite, où il avait perdu sa mère. À l'époque, je n'étais même pas majeure et je vivais aux résidences du Cégep de Trois-Rivières ! 

En 2017, j'aimerais continuer à prendre soin d'eux dans leur vieillesse, avec mon complice.

VOYAGES
Comme mentionné plus haut, 2016 s'est fort peu prêtée aux voyages, hormis un bref passage en Pennsylvanie en mai avec mon amie Andrée-Anne. Alors que j'étais convaincue de ne pas mettre le pied hors du pays cette année, j'ai reçu l'invitation des Utopiales. Pile pendant ma semaine de relâche d'enseignement à l'UQTR. Tandis que Frédérick, dont la relâche était une semaine plus tôt, s'occupait des fils félins, j'ai participé à ce festival impressionnant qui rassemble des dizaines de milliers de visiteurs. Que de belles rencontres, discussions, et, vous me connaissez, découvertes touristiques de Nantes. C'est l'unique fois cet automne où j'ai eu le temps de prendre des photos... entre autres parce que, juste avant mon départ de France, j'ai échappé mon appareil dans l'un des bras de la Loire ! (je l'ai repêché, mais seule la carte-mémoire était intacte).

L'an prochain, en plus de m'acheter un nouvel appareil, j'aurai encore la chance de voyager en de semblables circonstances. J'ai en effet obtenu une bourse pour participer à la Foire du livre de Bruxelles et j'irai également aux Imaginales d'Épinal. Voilà qui termine l'année sur une note enthousiasmante.

Merci de votre patience d'avoir lu ce long billet et de suivre mes projets.

LE MEILLEUR POUR 2017 !


vendredi 11 novembre 2016

Nouveautés automnales - 03

L'automne continue de se poursuivre à fond de train... Et avec Les cendres de Sedna en librairie depuis hier, il allait de soi que je prendrai part au Salon du livre de Montréal ! J'y établirai pratiquement un campement du vendredi au dimanche, aux heures suivantes :


VENDREDI 18 novembre
13h-15h Brins d'éternité (#348)
15h-16h Alire (#221)
16h-17h Brins d'éternité (#348)
18h-19h Table ronde Les Libraires (#574)
20h-21h Les Six brumes (#348)

SAMEDI 19 novembre
11h30-12h30 Alire (#221)
13h30-14h30 Les Six brumes (#348)
14h30-15h30 Alire (#221)
19h-20h Solaris (#221)

DIMANCHE 20 novembre
10h-11h Alire (#221)
11h-12h Le Sabord (#402)
13h30-14h30 Les Six brumes (#348)
14h30-15h30 Alire (#221)

Mais, auparavant, j'ai le plaisir de participer à une rencontre d'auteurs à la librairie de Verdun, organisée par Dave Côté et le très sympathique Billy Robinson, libraire enthousiaste de l'imaginaire québécois (et de la littérature québécoise au sens large). La rencontre, au cours de laquelle des lectures de Dave Côté, d'Éric Gauthier et de moi-même sont prévues, aura lieu le 12 novembre dès midi. En espérant vous voir nombreux !


mardi 18 octobre 2016

Nouveautés automnales - 02



Octobre aura été un mois placé sous le sceau de l'édition. Je finalise en ce moment trois parutions du Sabord, c'est-à-dire Les Lalancette, un roman graphique de Monique Juteau et de Fontaine Leriche, le numéro 105 de la revue Le Sabord, sur la lumineuse thématique Aube, ainsi qu'un collectif de nouvelles que j'ai eu le plaisir de diriger. Dans Poste restante, j'ai réuni sept de mes nouvellistes préférés (Jean-François Chassay, Martine Desjardins, Jean Désy, David Dorais, Louis-Philippe Hébert, Suzanne Myre et Stéphanie Pelletier), que j'ai conviés à écrire sur un lieu de leur choix. Leur nouvelle devait intégrer un second endroit, sélectionné par un(e) de leurs confrères/consœurs... Les textes, relevant de plusieurs genres, du réalisme au fantastique, s'enchaînent avec des résonances qui rappellent le mouvement du voyage. Tout comme le titre du recueil renvoie à cette jolie expression qui désigne la possibilité de retirer son courrier grâce à un guichet postal. Le lancement des livres et du périodique est prévu le 29 novembre au Sacristain dès 17h... et les détails du lancement se trouvent ici.


À propos de lancement, l'équipe de la revue Les libraires célèbre demain la parution de la nouvelle mouture de son bimestriel... dans lequel je signe désormais la chronique Au-delà du réel. J'ai hâte d'avoir ce numéro 97 entre les mains (je participerai à une table ronde à ce sujet au Salon du livre de Montréal... je reviendrai sur le salon dans un prochain billet).

Finalement, une publication qui m’enthousiame tout particulièrement, après trois ans de travail sur le manuscrit : Les Cendres de Sedna, à paraître le 10 novembre chez Alire. J'ai également le privilège qu'une œuvre de la talentueuse Émilie Léger figure en couverture du roman, dont voici le résumé de la C4 :

Après la mort tragique de sa mère et de sa tante, le jeune Wilmard Boudreau, qui a grandi à Berthierville, est venu habiter l’île Kanty, au cœur de l’archipel de Tête-à-la-Baleine, en Basse-Côte-Nord, en compagnie de son père, Anselme, et de sa cousine Hypoline. De tempérament rêveur, Wilmard est aussitôt attiré par les rumeurs qui courent dans la région concernant un de leurs voisins, le vieux Nayati, que l’on dit immortel mais aussi la proie d’une malédiction ancienne. Et puis il y a Taliana, l’une des domestiques de Nayati, qui attise son désir…
Quand Hypoline découvre, en travaillant au jardin familial, le squelette d’un homme-oiseau au milieu duquel brille un pendentif, c’est Taliana qui, malgré les protestations de Wilmard, l’oblige à porter le bijou à son cou, une Taliana qui, aux yeux du jeune homme, s’intéresse beaucoup trop à sa cousine !
Depuis, Wilmard est inquiet et c’est pourquoi, en découvrant un soir le lit abandonné de sa cousine, il se lance aussitôt à sa recherche. Mais des forces mystérieuses venues d’un lointain passé imprègnent l’archipel, et Hypoline, à bord d’une barque guidée par les créatures marines, vogue vers son tragique destin… vers la colère de Sedna.



Vos exemplaires vous attendent :



samedi 17 septembre 2016

Nouveautés automnales - 01


J'avais l'intention d'écrire un billet sur l'ensemble de mes projets d'automne, mais je dois me rendre à l'évidence : le temps me manque (la preuve, le dernier article posté sur Interférences date de plus d'un mois). J'ai donc décidé de répartir ces nouvelles sur plusieurs billets. Voici le premier d'entre eux :

- Le premier livre que j'ai édité au Sabord, La lumière de l'effacement, paraîtra dans le cadre du Festival international de poésie de Trois-Rivières. Il s'agit d'un recueil qui rassemble les textes des deux lauréates (première et deuxième place) du prix Piché 2016 de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Un bel ouvrage, à la fois poignant (je pense surtout à la partie signée par Virginie Lachapelle) et ludique (particulièrement la partie signée Marianne Bérubé Lefebvre). En plus, la couverture est magnifique.

- À propos de couverture, c'est l'une des œuvres de Pascal Blanché qui enjolive le numéro 45 de Brins d'éternité, à paraître lors du lancement collectif du 22 octobre prochain, avec les Six brumes et Clair/obscur. Comme d'habitude, c'est à l'Amère en boire, en formule 5 à 7. Du côté des Six brumes, l'une des publications à signaler (outre le recueil de nouvelles fantastiques Ce qui reste de démons de Daniel Sernine) est le livre Les murmurantes (dont j'ai déjà parlé sur ce blogue). Collectif qui occupe une place particulière dans mon cœur.


- Il y a plus d'un an que je souhaitais coordonner un recueil de nouvelles fantastiques dont l'action se déroule sur le territoire de la Mauricie. Le tout écrit par des auteurs de la région. Raphaëlle B. Adam, Michel Châteauneuf, Mathieu Croisetière, Frédérick Durand, François Martin et moi vous convions au lancement collectif du 22 octobre, mais aussi à celui du 5 novembre prochain, qui aura lieu pour sa part au Café Frida de Trois-Rivières.

- Entre les deux lancements, j'aurai la chance d'aller brièvement en France, puisque je suis honorée d'être invitée cette année - pour la première fois ! - aux Utopiales de Nantes. L'ami Philippe-Aubert Côté y sera également.


Je retourne donc à ma préparation de cours... en attendant de revenir disperser ici quelques bribes.

Un inspirant mois de septembre à toutes et à tous !

lundi 6 juin 2016

Du printemps à l'automne (et l'été à travers)


Je sais, les mises à jour se font plus rares ces temps-ci... L'impression constante d'être entraînée par un tourbillon constitué d'éléments épars. J'aime bien ce mouvement, la plupart du temps, même si, ces dernières semaines, il m'a parfois donné le vertige.

Vaguement, je me rappelle d'avril, de ses rencontres scolaires en rafale (du secondaire au cégep), une nouvelle expérience pour moi. Enrichissante mais exigeant beaucoup d'énergie. Et à travers ceci, la finalisation d'une partie de ma thèse, qui continue de prendre forme. Plus qu'un an, et cette étape de mes études sera finalisée, enfin. Je me souviens également du printemps au Sabord, de mon contrat de directrice littéraire pour la revue qui s'est étendu, depuis, à la section livres (à gauche : le numéro 104 sur la thématique Sud, à paraître cet été). 

Bien que j'aimerais me concentrer pendant des journées successives sur ma thèse, question de terminer le travail au plus vite, les étudiants en fin de doctorat, dépourvus de bourses, font presque tous face à ma situation : devoir travailler à temps plein pour payer leurs frais de subsistance et espérer avancer leurs recherches malgré tout.

Et puis, je suis ainsi faite, j'espère aussi écrire. Cependant, j'apprends tranquillement à me fixer des objectifs réalistes. Comme, pour 2016, d'honorer les quatre commandes de nouvelles que j'ai reçues, et rien de plus. J'essaie donc (avec un succès pour l'instant mitigé) d'alterner thèse, écriture et travail. Au duo thèse et écriture s'ajoutera, après la fermeture estivale du Sabord (deux mois de vacances bienvenus, quand même !), la préparation du cours "Paralittérature" du bac de l'UQTR. Car j'ai eu la confirmation il y a quelque temps (en avril ? en mai ? Dans ces eaux printanières...) que je donnerais bel et bien le cours consacré aux littératures de genre. Exactement le cours que j'espérais !

Bien sûr, préparer un nouveau cours entraîne des conséquences, telles qu'amputer la "traditionnelle" semaine de voyage conjugale de juillet dans les régions moins connues du Québec. Et puis, la santé défaillante de l'un de nos fils griffus, Crapule, qui doit prendre plusieurs médicaments par jour, n'incite pas à l'éloignement (le voici justement, en train de se remettre de ses visites répétées chez le vétérinaire). Mais bon, je m'aperçois que je n'ai pas encore publié ici les images du bref road trip effectué en Pennsylvanie à la mi-mai avec mon amie Andrée-Anne; j'ajouterai éventuellement quelques photos sur Interférences au cours de la saison estivale !

Blogue sur lequel j'ai aussi hâte, en temps venu, de donner davantage de détails à propos des Cendres de Sedna, mon quatrième roman, dont j'ai eu la confirmation à Boréal qu'il paraîtrait cet automne. Vous imaginez mon enthousiasme ! D'ailleurs, le photographe attitré de Boréal (Gaston Beauregard) m'a surprise en flagrant délit de signature de contrat. J'en profite pour souligner la qualité du congrès de cette année, dans l'invitante ville de Mont-Laurier. Brins d'éternité y a également fait paraître un numéro, comme de coutume, cette fois-ci, le 44 (on approche du 50, vous ne trouvez pas ?). J'avoue que j'oublie souvent que je fais partie de l'équipe du périodique depuis aussi longtemps que 7 (!) ans. (Peut-être 8, allez savoir).

Hélas, plusieurs personnes phares étaient manquantes à ce Boréal (l'éloignement n'aidait sans doute pas à rassembler l'ensemble des troupes), dont mon cher Frédérick, qui a été affecté par une grippe titanesque (c'est vrai, il a été k.o. pendant deux semaines). C'est attristée par son état que je me suis dirigée à ce Boréal, le premier depuis sept ans que mon amoureux et moi ne passions pas ensemble. Mais c'est certain : on se reprend à Québec l'an prochain !

Un dernier mot lié aux projets automnaux, dont le collectif Les murmurantes : la prévente est toujours en cours, ayant atteint récemment l'avant-dernier palier. Environ 125$ demeurent encore à amasser pour permettre de financer complètement les parutions 2016 des Six brumes (et de nombreuses récompenses sont offertes !). Pour les curieux, il est possible de fouiner dans "le journal des sorciers". N'hésitez plus, ou alors vous pourriez subir le courroux des sorciers, particulièrement celui du duo de la "Haute"-Mauricie, dont je fais partie. À vos risques.


mardi 17 mai 2016

Congrès Boréal et prévente annuelle


Le temps file trop rapidement, ce printemps... Il me semble que je n'ai pas vu passer mars et avril. Et déjà s'amène, du 20 au 22 mai, l'édition 2016 de l'incontournable congrès Boréal. Cette fois, intéressante initiative, l'événement aura lieu à rien de moins que Mont-Laurier. J'y serai, de même qu'une partie de l'équipe de Brins d'éternité. Pour les curieux, les invités et la programmation se trouvent à cet endroit : http://2016.congresboreal.ca/

*

À propos d'initiative fructueuse, les Six brumes récidivent avec leur campagne de sociofinancement annuelle. Cette année, je dois avouer que j'ai une affection particulière pour l'un des ouvrages, le collectif Les Murmurantes, dont j'assure la coordination. Le livre, à paraître dans la collection "Frontières" (qui met à l'honneur différentes régions du Québec), rassemble six auteurs originaires de la Mauricie : Raphaëlle B. Adam, Michel Châteauneuf, Mathieu Croisetière, Frédérick Durand, François Martin et moi-même. Chacun des écrivains a écrit pour l'occasion une novella fantastique, qui prend pour cadre l'une des localités de la région, plus spécifiquement Saint-Adelphe, Trois-Rivières, Sainte-Ursule, Saint-Tite, La Tuque et Clova. Le tout illustré par Joanie Gélinas.

Les deux autres livres de la prévente relèvent aussi du fantastique ! Il s'agit de Ce qui reste de démons, du talentueux Daniel Sernine (qui avait publié précédemment chez le même éditeur Petits démons) et d'Entre deux mondes de Laetitia Chicoine, lauréate du concours "Sors de ta bulle", qui nous propose un roman fort réussi qui met de l'avant l'atmosphère énigmatique des Iles-de-la-Madeleine. Sans oublier la République du Centaure, webzine orchestré par Alain Ducharme qui entame sa seconde (et prometteuse !) année.

En espérant avoir piqué votre curiosité, la campagne de sociofinancement est accessible à cet endroit... et elle va bon train !


vendredi 6 mai 2016

Lectures : L'arracheur de rêves


Pierre-Luc Lafrance, L’arracheur de rêves, Six brumes, 2015, 257 p.

Troisième titre de la collection « Brumes de légende », L’arracheur de rêves vient de paraître sous une charmante illustration aux teintes sépia d’Émilie Léger (artiste visuelle que les lecteurs de Brins d’éternité auront sans doute reconnue, puisque ses œuvres figuraient en couverture des numéros 36 et 40 de la revue, de même que sur celle de l’anthologie Dix ans d’éternité). Ce recueil de Pierre-Luc Lafrance s’inscrit donc dans la collection de l’éditeur sherbrookois qui compte à ce jour quatre titres : Petits démons de Daniel Sernine, Au rendez-vous des courtisans glacés de Frédérick Durand et l’anthologie ci-haut mentionnée. Vous aurez compris que l’une des visées principales de « Brumes de légende » est de permettre aux lecteurs d’accéder à des œuvres devenues introuvables, à l’instar de L’arracheur de rêves, l’un des deux derniers livres (l’autre était La nuit soupire quand elle s’arrête de Frédérick Durand) parus en 2008 dans le quasi secret avant la liquidation de La Veuve noire éditrice. Il s’agit d’une initiative honorable, pour ne pas dire essentielle, de la part des Six brumes, qui accordent ainsi à certains écrits une seconde vie plus que légitime, tout en les agrémentant de divers paratextes (préfaces, notes, et dans le cas présent, une novella inédite, « Dans ses pas »).

Comme Pierre-Luc Lafrance l’explique dans son introduction, la majeure partie de l’ouvrage (c’est-à-dire le recueil L’arracheur de rêves, sans la novella en prime) est demeurée dans l’ensemble inchangée. Bien que ce choix préserve la saveur initiale du texte en évitant de le « dénaturer », il a pour inconvénient de conserver la section la plus faible de l’œuvre : le récit intercalaire. Je me souviens que, lors de ma première lecture en 2008, je m’étais fait la réflexion que les « entre-textes » étaient un peu artificiels, qu’ils donnaient l’impression d’être des pièces rapportées. Oui, le personnage de Marc-Antoine est attachant, de même que les locataires des appartements attenants, mais les onze parties intitulées L’arracheur de rêves, qui s’insèrent entre les nouvelles, me paraissaient avoir été ajoutées à la demande de l’éditrice (je pense d’ailleurs que c’était le cas). L’occasion était donc belle de rééditer le recueil sans ce maillon faible à la finale peu convaincante. À mon sens, les dix véritables histoires auraient gagné à être bonifiées par trois ou quatre autres textes autonomes supplémentaires, voire par deux novellas. Surtout que Pierre-Luc Lafrance possède un talent certain pour instaurer des atmosphères fantastiques à saveur québécoise (l’intégration de la ville de Québec dans ses récits, notamment, est ingénieuse), ainsi que pour installer progressivement un sentiment d’horreur et d’étrangeté chez ses protagonistes.

Vous aurez compris que presque toutes les dix « véritables » nouvelles du recueil valent le détour, de même que l’ambitieuse novella « Dans ses pas » (j’y reviendrai). Dans ces textes, Pierre-Luc Lafrance recourt habilement au réalisme sordide teinté de fantastique (« Le voyageur »), à l’humour (« La dernière enquête »), à la romance (« Cœur perdu à Québec »), à l’érotisme (« Chambre 308 »), à la mythologie (« Le masque de Méduse »), etc. Presque toutes ces tonalités s’amalgament en un ensemble homogène, pourvu de jolis titres, notamment « Le rêve est une éternité perdue », l’un des seuls récits, avec « Maman », qui ne participe pas avec force à la cohérence du livre. Mais Pierre-Luc Lafrance a une façon de traiter le fantastique personnelle et traditionnelle qui vaut la peine d’être découverte, et que résume bien cette phrase tirée de la nouvelle « Berlin rêvé » : « Puisqu’il ne pouvait aller à Berlin, la capitale allemande viendrait à lui » (p. 78). L’omniprésence de l’érotisme et de la primauté des sens est également l’une des qualités de L’arracheur de rêves, cet aspect trouvant son plein déploiement, ainsi que le gore, dans la novella « Dans ses pas ».

Ce texte ambitieux de pratiquement cent pages (c’est-à-dire cinquante de moins que l’ensemble du recueil de nouvelles) témoigne de l’évolution manifeste de l’auteur entre 2008 et 2015. Et le résultat est réjouissant : nous suivons Olivier, jeune homme a priori banal, qui découvre, en traversant un boisé de sa ville adoptive, qu’il est capable de lire et de ressentir les pensées des gens en marchant dans leurs empreintes. Mais la végétation environnante s’éveille peu à peu à une force particulièrement malveillante, née du désir de vengeance d’un ancien élève malmené par ses pairs. Avec son ampleur, « Dans ses pas » parvient à instaurer un climat mémorable, de même que des images horrifiantes et saisissantes, à quelques exceptions près, l’auteur en disant parfois trop au lieu de faire confiance au lecteur, par exemple : « Ça crie, ça pleure, mais personne n’ose prendre la fuite. Ils sont tétanisés par la peur » (p. 232). Je souligne également la présence du rêve/sommeil dans cette novella, qui contribue à l’arrimer au recueil initial.

Bref, L’arracheur de rêves de Pierre-Luc Lafrance vous convie à un bon moment en territoires de cauchemars. Par contre, vous devrez faire l’impasse sur les erreurs de montage/relecture d’épreuves de la quatrième de couverture et de l’ouvrage (usage de différents types de tirets, italiques ou lettres manquantes, point ou espace entre les mots oubliés, alinéas mal placés, repères bibliographiques non homogènes... coquilles pourtant absentes des autres parutions des Six brumes qui nous inclinent à penser que la lecture des épreuves a été effectuée rapidement). Car cette réédition bonifiée est sans contredit une publication à célébrer pour les amateurs de textes fantastiques à saveur onirique qui auraient envie de s’arracher un temps à un réel parfois pesant!

- Cette critique est parue précédemment dans le numéro 43 de Brins d'éternité.